Tatiana et Sylvain

Un couple franco-russe nous livre son expérience de vie commune. Tatiana (56 ans, veuve, 2 enfants, russe) et Sylvain (55 ans, veuf, 1 enfant, français) se sont rencontrés par l’intermédiaire d’une agence matrimoniale. Ils sont mariés et sont heureux ensemble depuis plusieurs années. Comme beaucoup, ils sont persuadés que l’amour ne connait ni âge, ni frontières infranchissables.

 

Agence matrimoniale russe Katusha, mariage avec une femme russe, une femme ukrainienne.-Tatiana, comment et pourquoi, avez-vous décidé de changer votre vie de manière si radicale ? Pourquoi ne pas avoir cherché à refaire votre vie sentimentale ou familiale en Russie ?

-Vous savez, venir m’installer en France à tout prix n’était pas mon but. Je ne cherchais pas à fuir mon pays pour des raisons économiques, politiques ou autres. J’avais mon travail de professeur de russe et de littérature. J’y suis propriétaire d’un appartement et d’une petite maison de campagne ; une « datcha », où je passais mes étés. Mais reconstruire ma vie à mon âge en Russie et trouver quelqu’un qui me correspondait devenait difficile. Il y a très peu d’hommes en Russie qui, à un âge qui me correspond, sont capables d’offrir une certaine stabilité et un projet de vie future sérieux. En plus, statistiquement, il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes dans mon pays (remarque de Katusha : 100 hommes pour 115 femmes). Les hommes russes, bien qu’étant souvent plus galants que ce que l’on peut entendre, sont gâtés par les femmes et, quand ils ne deviennent pas égoïstes, ils ne sont pas toujours dynamiques. Ainsi, il n’est pas rare de voir de belles jeunes femmes, bien éduquées, qui réussissent leur carrière, mais qui sont seules. C’est le vrai problème de mon pays.

 

-Tatiana, d’après votre expérience, comment pouvez-vous décrire un homme français ?

-Ils sont attentionnés et respectueux envers les femmes.

 

-Sylvain, l’idée de fonder la famille avec une femme russe, de la culture différente à la vôtre, ne vous a-t-il pas fait peur ? Vous ne regrettez pas votre choix ?

-Je ne regrette une seule chose : ne pas avoir rencontré Tatiana plus tôt ! Elle a changé ma vie, elle me rend heureux tous les jours ! Elle m’a tout simplement redonné le goût de vivre. Je ne ressens pas du tout la différence de culture comme un obstacle mais plus comme un enrichissement permanent. Historiquement, si la France et la Russie ont toujours été proches, je comprends mieux pourquoi. Quelque part, dans mon for intérieur, je voulais trouver une femme russe.

 

-Pourquoi ?

-Les femmes russes, et en général, les femmes slaves, ont une bonne réputation en France. Bien évidemment, nous connaissons certains clichés. Mais après tout, ça fait partie du folklore et s’il y a des ânes pour ne pas faire la part des choses, tant pis pour eux. De ce que je savais sur elles c’est qu’elles sont naturellement centrées sur la famille. Une de mes amis qui s’est marié quelques années avant moi avec une russe me parlait toujours de la manière dont sa femme s’occupait des enfants et tenait foyer. J’ai pu par la suite vérifier que ce sont, en effet, des épouses attentionnées et douces. Pour ma part, j’ai aussi eu beaucoup de chance car ma femme est belle mais aussi cultivée. Je dois dire que je n’ai pas réfléchi et, dès que j’ai pris la décision de retrouver une épouse, j’ai tout de suite cherché à rencontrer une femme slave.

 

-Sylvain, votre famille a accepté Tatiana ?

-Tatiana s’entend très bien avec ma famille, mes amis. On se voit souvent pour les fêtes et autres occasions. Maintenant nos repas sont plus diversifiés car on mélange la cuisine française à la cuisine russe que tout le monde apprécie autour de nous ! Ma fille et mes petis-fils aiment bien Tatiana et c’est réciproque. Our ma part, je m’entends très bien avec la famille de Tatiana et nos enfants ont d’excellents rapports.

 

-Vous communiquez en quelle langue ?

-En français. Mais, Sylvain a appris quelques mots de russe pour me faire plaisir.

 

-Tatiana, vous parliez français avant votre rencontre ?

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- Quand on s’est rencontrés avec Sylvain la première fois, je ne parlais pas un mot en français, à part « bonjour » et « au revoir ». Mais, cela ne nous a pas posé de​problème pour nous comprendre. C’est drôle comme on s’adapte à toutes les situations. On arrivait à se parler avec les gestes et le petit lexique franco-russe. Depuis mon arrivée en France, j’ai beaucoup progressé en Français, mon mari étant trop occupé pour apprendre le russe. Je parle beaucoup avec ma belle-famille, surtout avec les petits-enfants quand je les garde. Et puis, je regarde la télé en français. Heureusement que mon mari est patient, il me fait vite progresser en français. Maintenant, je parle couramment. Pour celles qui hésitent,  il y a des organismes comme l’OFII qui propose des cours de français gratuits pour les conjoints des français.

 

-Sylvain, le faite que Tatiana ne parlait pas votre langue vous a posé de problème ?

-Absolument pas. J’étais conscient qu’il fallait un temps d’adaptation à Tatiana. Je voyais sa motivation et cela me rassurait. A mon avis, les slaves sont doués dans l’apprentissage des langues étrangères. Maintenant, ma femme parle très bien français.

 

-Tatiana, cela a-t-il était difficile de laisser votre famille et vos amis en Russie ? Vous vous voyez souvent ?

-Oui, les premiers mois ont été assez difficiles, bien sûr. Mais maintenant, il y a beaucoup de moyens de communication. On s’appelle souvent par Skype, on s’écrit des mails, on communique par les réseaux sociaux… Grâce à tous ces moyens, la distance n’est pas si douloureuse. Puis, mes proches nous rendent assez souvent visite, ils sont contents d’avoir maintenant un pied à terre en France.

 

-Sylvain, votre femme travaille ?

-Non, Tatiana ne travaille pas. En fait, ce problème ne se pose pas. On lui a bien proposé de donner des cours de russe pour les étrangers mais, finalement, on a pris la décision commune qu’elle resterait à la maison pour s’occuper du foyer, du jardin et de notre potager. Cela lui laisse le temps de travailler son français. Il faut dire aussi que nous habitons en zone rurale et que ce n’était vraiment pas rentable pour elle d’aller travailler à la ville.

 

Agence de rencontre femme russe et femme ukrainienne, agence matrimoniale russe à Paris.-Tatiana, après la vie si active que meniez en Russie, vous avez changé facilement votre mode de vie ?

-J’avais toujours envie de m’occuper de la maison, faire la cuisine, faire du sport. Mais cela n’était pas possible par manque de temps car mon activité de professeur était très prenante. Maintenant, je peux m’occuper du jardin, planter des fleurs, lire… Je ne regrette pas mon changement radicale de vie.